Chercheuse nomade en anthropologie (associée au CoDesign Lab de Télécom ParisTech et membre d’Anthropik), je poursuis une réflexion sur le rapport à la nature et à l’environnement, sur l’héritage évolutif de l’espèce humaine (en particulier ses implications en termes d’organisation sociale et de liberté des individus) à travers le rapport à l’habitat et aux lieux.

J’ai fait le choix de ne plus être sédentaire depuis avril 2017 : ce qui me permet d’explorer une autre manière d’habiter et de revendiquer une place dans la société. Ma réflexion s’appuie désormais sur des expérimentations au quotidien et sur un travail de mise en perspective de l’impact du nomadisme aux niveaux social et politique.

Mon objet de départ est une caravane Burstner City de 5m de 1987, saine et confortable mais qui, comme toutes les caravanes, n’est pas du tout optimisée pour la vie nomade et la mobilité en général. Et pourtant! Que de choses à faire!

Pour nourrir ma réflexion et envisager de manière radicale de nouvelles façons de penser les lieux à habiter, cette caravane sert de point de départ pour des expériences de conception (pour une mini maison mobile sensible, évolutive, connectée juste ce qu’il faut) pour aller vers des solutions esthétiques, personnalisables, militantes car il s’agit aussi de revendiquer un mode de vie nomade dans une société qui valorise peu ce type de mobilité.

L’idée est d’aller vers des solutions généralisables, efficaces, ecofriendly, accessibles pour vivre simplement sans être vampirisé par trop de charges ou d’entretien, mais aussi de se faire plaisir et de tenter des expérimentations parfois farfelues pour rire… mais pas seulement! Derrière le farfelu, se cachent souvent des questions très importantes comme celle de la divergence par rapport aux normes.

En tant que femme seule, sans enfant, et en plus avec des animaux, je suis depuis longtemps confrontée à des jugements peu flatteurs. Ces jugements sont justement une partie des phénomènes sociaux qui m’intéressent, car ils sont révélateurs de la manière dont le social et le biologique s’imbriquent et font partie intégrante de ces habitudes de pensée qui rendent les groupes humains à la fois habitables et dangereux.

Pour schématiser, trois axes structurent ma démarche :

  • la diffusion de mes recherches pour avancer dans l’échange,
  • des tests et du prototypage,
  • l’approche slow sur mes terrains d’enquête: plus de temps passé sur place grâce à cette organisation nomade.

Présentation de mon parcours dans la section Habitants et ici (in English)

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